
A bord du Toumelin |
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Après la lecture du " Petit Futé "
Nous avions choisi cette excursion, sur les conseils du " Petit Futé ", qui disait grand bien du bateau et de son équipage, je cite :
" Un magnifique trois-mâts goélette de 28,5 m de long et de 6,3 m de large. L'équipage du Toumelin vous fera découvrir la côte caraïbe durant tout une journée : départ à 9 h et retour vers 17h pour un programme classique de visite de la côte. Déjeuner " langouste " à bord, mouillage aux Anses - d'Arlet ou à Grande - Anse selon les conditions météo. Tarif : 480 F par personne, avec une réduction pour les enfants et les groupes. Ici, on travaille en famille et l'ambiance à bord est des plus sympas ! ! Le bateau a vraiment une âme et la place ne manque pas pour se faire dorer au soleil .. "Le jugement donné ici nous paraît tout à fait justifié.
La croisière d'un jour :
Nous avons embarqué le matin, vers les 9 h, sous le soleil, mais avec un fond de ciel noir bien menaçant. L'accueil est tout de suite chaleureux, commençant par une présentation du bateau et de son équipage fort sympathique: une véritable famille de bourlingueurs, dans laquelle la passion de la mer et de la navigation s'est concrétisée par la construction de ce superbe bateau, entièrement, par eux-mêmes ( il faut dire qu'ils étaient dans la partie, possédant un chantier naval en Métropole, dans le sud ). Ce bateau et son équipage passe la plupart de son temps dans les Caraïbes, pour le plus grand plaisir des touristes . La vie de rêve ! ! Le capitaine, notamment a le profil du " vieux loup de mer ".


Les caractéristiques du bateau :
Longueur Hors Tout
28 mètres
Maître Bau
6 mètres
Tirant d'eau
3 mètres
Déplacement
84 T
Lest
23 T
Surface voilure
500 m2
Clinfoc
Foc
Trinquette
Réparties comme suit :
Wishbone Misaine
Etai Grand Mât
Wishbone Grand Mât
Etai Artimon
Flèche Artimon
Nous avons navigué à la voile, jusqu'aux alentours de Fort de France, après avoir eu tout loisir pour visiter le bateau ; l'équipage a la gentillesse de laisser toutes les cabines ouvertes et ainsi l'on peut admirer l'aménagement intérieur rationnel et fonctionnel, tout en bois vernis des îles.
Le temps a commencé à se gâter sérieusement, après le virement de bord face à F. de F. Nous aurions, ensuite pu imaginer être en Bretagne, devant le spectacle de la mer en colère, des marins couverts de leur ciré jaune de pêcheurs .Nous avons trouvé une bonne contre - partie à ce mauvais temps : le bateau marchait très bien au vent, pour ceux qui aiment la voile ( c'est notre cas ), pour les autres, les choses ont été largement moins gaies, un certain nombre de passagers souffraient du mal de mer et cela leur a gâché ensuite toute leur journée !

Nous sommes repassés devant le Bakoua, en direction du Sud.


L'heure de l'apéro est venue, avec un délicieux planteur ou du jus de fruit pour les plus raisonnables.
Le temps s'est petit à petit dégagé ,( grâce au planteur, les choses deviennent moins grises), pour finir passable aux abords de Petite Anse d'Arlet, puis, nous avons fini au moteur, par manque de vent !, pour nous rapprocher de Grande Anse et jeter l'ancre.


Le soleil a commencé a sérieusement montrer son nez. Nous avons alors laissé l'équipage installer une grande bâche spéciale, afin de protéger le pont pour le repas et conduire, petit groupe, par petit groupe, les gens sur la plage de Grande Anse d'Arlet, pour se dorer au soleil.


Après une bonne baignade, bien rafraîchissante, car désormais le soleil tapait très fort, nous recherchions l'ombre avant tout, surtout après les merveilleux coups de soleil de la veille au François ! ! !
L'heure du ty-punch est arrivée et ensuite le repas pantagruélique composé d'assiettes très sympathiques de langouste, de taboulé au poulet et enfin d'ananas au rhum, tout cela arrosé d'eau ou de vin à volonté. Un régal ! L'ambiance s'est échauffée peu à peu, déliant les langues et provoquant les bons mots et les histoires drôles.


Le repas terminé, chacun a pu se détendre, au son d'une agréable musique de zouk, les lézards au soleil, les plus craintifs, guettant le moindre coin d'ombre.
Après ces moments de paresse, où le soleil a même réussi à passer à l'ombre et à travers les vêtements ( nouvelle couche de rouge pour les crabes bien cuits ), nous avons levé l'ancre et repris la route du retour, à moteur, car nous étions vent debout.
Le retour s'est effectué avec un peu de tristesse, voyant la journée déjà s'achever, avec un regret, seulement : que le parcours soit un peu court.Un excellent souvenir
