Clin d'oeil à Sonia
Cette page est un clin d'il à Sonia, ma collègue de travail martiniquaise, qui a eu la gentillesse de nous servir de chaperon, de guide et de nous faire découvrir et apprécier sa région natale avec sa culture, ses coutumes, ses traditions ses saveurs et ses beautés et nous reconcilier avec le bon poisson !!!
Le matin, nous avions donc fait la visite du Domaine Clément, nous avons ensuite repris notre exploration de la région, ( après un bon repas typique, constitué de poisson de la région, macéré dans une pimentade créole et de légumes du pays : ignames ., repas arrosé, pour ceux qui aiment de lait de coco ), direction : le Vauclin, ville natale de Sonia. Le temps n'était malheureusement pas de la partie.
Nous avons tout de même pu voir, les jolies petites cabanes bien proprettes des pêcheurs, alignées sur le front de mer du Vauclin.A LA POINTE FAULA
Nous nous sommes arrêtés à la Pointe Faula, où le vent y était terrible et faisait la joie des amateurs de planches à voile ( certains, très impressionnants, étaient de tous petits bouts de choux de rien, de 7 ou 8 ans, du coin, qui, ma foi, se débrouillaient comme des chefs, quand on sait la difficulté de la technique ! !). Nous étions dimanche et de nombreux Martiniquais étaient, comme nous, en goguette à la recherche d'un rayon de soleil sur cette belle plage, aux cocotiers tordus sous le vent, et oui, le mauvais temps cela existe aussi en Martinique ! ! ! Très peu de courageux baigneurs donc, dans les fonds blancs peu profonds ! ! !
Après une courte promenade, le long du sentier longeant la côte, qui nous a permis d'approcher quelques biquettes et de découvrir de modestes cases construites, un peu de bric et de broc, de manière sauvage, au milieu de ce bel environnement, nous avons poursuivi la route en voiture, jusqu'à la plage du petit Macabou.
Pour y arriver, il faut le mériter : la " route " est si mauvaise que l'on est chahuté dans tous les sens, et là, on regrette le 4X4 ! L'accès à la plage est fermé aux véhicules, par une barrière, où l'on vous demande 10F, pour passer. Il suffit de se garer plus loin, et de poursuivre à pied. Le cadre est très agréable, et on imagine aisément les joyeux pique-niques martiniquais en famille ou entre amis, sous les grands arbres prodiguant de l'ombre, au bord de la grande plage de sable. Il suffit de fermer les yeux, pour imaginer les glacières débordant de bonnes choses, de planteur bien frais ou de boissons exotiques rafraîchissantes le soleil, la mer, les cocotiers
AU VAUCLIN
Nous ne sommes pas restés longtemps au Vauclin, par manque de temps, mais nous avons pu très bien nous rendre compte que la ville est résolument tournée vers la mer. La pêche occupe bon nombre de Vauclinois, un petit port a été aménagé sur le front de mer pour développer l'activité. On peut y voir les gommiers des pêcheurs de retour du large, de " Miquelon ", avec au fond de leurs bateaux encore tous frétillants les poissons rouges, les langoustes, dorades et autres espèces .
LA PECHE
La pêche martiniquaise est encore aujourd'hui, essentiellement artisanale. Les marins - pêcheurs de l'île continuent de haler leurs filets ou sennes au bord des plages, de remonter leurs nasses traditionnelles, ou de partir au large sur leurs gommiers, aux puissants moteurs, jusqu'à Miquelon.
La pêche au large, hors de vue des côtes, appelée, pêche à Miquelon occupe la première place et représente plus du tiers de la production totale de poissons frais. Dans la zone atlantique et le canal de Sainte- Lucie, la pêche à la traîne capture des thons, des thazards et aussi des espadons et des requins. Les poissons du grand large sont désignés comme poissons blancs. A l'ouest de la côte martiniquaise, les filets de surface attrapent des bancs de volants et de sardines. Les pêcheurs pratiquent cette pêche au large de décembre à juin. Les embarcations utilisées pour la pêche au large sont en majorité des yoles plastiques équipées de moteurs puissants, de plus de 100 ch, ou des gommiers en bois. Le Vauclin et la Trinité sont les deux principaux centres de la pêche à Miquelon.
La pêche à la nasse est ouverte de juin à novembre. En vannerie caraïbe ou faites de grillages, les nasses sont immergées à une profondeur de 10 à 30 m pendant une durée d'une à quatre semaines. La pêche à la nasse capture essentiellement des poissons rouges et des crustacés. Les sardes, capitaines, carpes, rougets, sont quelques poissons rouges. Les nasses, qu'elles soient en grillage ou en vannerie exigent de la part des pêcheurs, un entretien permanent, artisanal et fastidieux.
La pêche à la senne de plage est en recul depuis quelques années, même, si elle demeure au troisième rang dans la production de pêche locale. On peut encore voir au petit matin, sur le littoral caraïbe, ces gigantesques filets tendus entre plusieurs gommiers puis, ramenés à la force des bras sur le sable, avec leur pesant contenu. Là, sur la plage, les pêcheurs, les villageois et les passants s'assemblent pour tirer les extrémités du lourd filet ou senne gonflé de coulirous, de maquereaux, bonites ou balaous tous frétillants. Les sennes varient en fonction des espèces recherchées. Les plus communes ont 100 m de longueur. Hautes de 5 à 6 m, elles mesurent 120 m pour les balaous et jusqu'à 600 m pour les bonites. Toutes, en principe sont destinées à des poissons de petite taille.







